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VivaTech 2027 : les vidéos à préparer pour son stand et ses rendez-vous investisseurs

Boucle de stand, démo produit, pitch de 90 secondes, formats sociaux : les vidéos pour VivaTech 2027 et leur calendrier de production à rebours.

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VivaTech 2027 : les vidéos à préparer pour son stand et ses rendez-vous investisseurs

VivaTech 2027 ouvre le 16 juin à Paris Expo Porte de Versailles, et quatre vidéos pour VivaTech doivent être prêtes avant : une boucle muette de 30 secondes pour le stand, une démo produit, un pitch investisseur de 90 secondes et des formats courts pour les réseaux. Leur calendrier commence en février, pas en mai.

Le site officiel annonce quatre jours, du mercredi 16 au samedi 19 juin 2027. Start-up, grands groupes et fonds s’y croisent avec des attentes opposées, et une vidéo ratée en juin ne se rattrape pas en septembre.

Quatre vidéos pour VivaTech, deux publics à convaincre

Dans les allées, le visiteur passe. Il marche, parle, consulte son agenda et accorde au stand un regard de quelques secondes, souvent de loin, sans rien entendre. En rendez-vous, l’investisseur fait l’inverse : il s’assoit, écoute, compare avec les dossiers du matin et cherche la faille.

Ces deux attentions ne se servent pas avec le même fichier : la boucle vise l’œil pressé, le pitch l’esprit critique, la démo et les formats sociaux font le pont.

VidéoPublic viséDurée indicativeSonOù elle tourne
Boucle de standvisiteurs d’allée30 secondesaucun, texte à l’écranécran du stand, en continu
Démo produitvisiteur arrêté, prospectune à deux minutesvoix off ou sous-titrescomptoir, salle de rendez-vous
Pitch investisseurfonds, business angels90 secondesvoix off poséeouverture du rendez-vous, envoi avant et après
Formats réseauxcommunauté, absents du salonmoins d’une minutesous-titres incrustésLinkedIn, Instagram, pendant les quatre jours

La dernière colonne décide du reste : un fichier lu en continu sur l’écran d’un stand n’obéit pas aux contraintes d’une vidéo envoyée à l’associé d’un fonds. Listez ces usages avant la moindre ligne de script, ils deviendront les livrables du brief.

Calendrier de production à rebours depuis le 16 juin 2027

Comptez à l’envers depuis l’ouverture des portes : le temps de fabrication pèse moins lourd que le temps de décision. Pour caler ses jalons sur un délai écrit plutôt que sur une estimation, un dirigeant peut s’appuyer sur la méthode publiée par une agence de motion design à Paris comme le studio Moonky, qui découpe le travail en quatre temps. Le cadrage d’abord, en atelier stratégique, jusqu’à un brief que l’entreprise valide avant le lancement ; puis le texte du film et le choix de la voix, acceptés avant toute image animée ; ensuite l’animation, soumise plan après plan aux remarques du client ; enfin la remise des fichiers 21 jours après la validation du brief, avec des pistes pour les diffuser. La lecture du brief y part du public final, ce qui colle à un salon où chaque film a son spectateur.

Ce délai écrit change la lecture du calendrier. Tout ce qui précède la validation du brief reste entre vos mains : choisir les messages, arbitrer entre associés, rassembler captures et chiffres publiables. Ces arbitrages prennent plus de semaines que l’animation, et confier la production en mars laisse la place à un second avis comme à un essai sur l’écran du stand.

Les jalons, à rebours depuis le mercredi 16 juin 2027 :

  1. Mi-février : choix des quatre films, de leurs publics et des messages.
  2. Début mars : brief écrit, éléments du produit réunis, validation interne.
  3. Mars et avril : script, voix off du pitch, découpage de la boucle.
  4. Avril et mai : storyboard, animation, retours scène par scène, déclinaisons.
  5. Fin mai : fichiers définitifs, sous-titres relus, essai sur un écran identique à celui du stand.
  6. Début juin : copies de secours, fichiers transmis au standiste.

La validation, l’étape que les plannings oublient

Chaque validation consomme du temps de dirigeant. Un script relu par trois associés pendant les vacances de printemps peut geler la production des semaines entières : désignez un seul valideur final par film, avec une date butoir inscrite dans le calendrier de production.

Le standiste fixe aussi ses échéances : dimensions et orientation de l’écran, lecteur, format de fichier. Une vidéo horizontale livrée pour un écran vertical repart en fabrication. Les acomptes du stand et de la production tombent, eux, des mois avant le premier contrat signé au salon : inscrivez-les dès février dans le plan de trésorerie mensuel.

Sablier en verre et bois clair posé sur un rebord de fenêtre en pierre, sable ivoire à mi-course

La vidéo de stand : trente secondes muettes, lisibles depuis l’allée

La vidéo de stand travaille pour le visiteur qui ne s’est pas encore arrêté. Elle ne raconte pas l’entreprise : elle dit, en une phrase visuelle, quel problème le produit règle et pour qui. Cinq règles la rendent efficace :

  • Muette dès la conception, puisque la halle couvre toute bande sonore.
  • Texte à l’écran en grands caractères, peu de mots par plan, contraste fort.
  • Le message repris tout au long de la boucle, car le passant arrive à tout moment.
  • Une boucle sans couture, la dernière image rejoignant la première sans écran noir.
  • Le nom de l’entreprise visible en permanence dans un coin du cadre.

Le motion design s’y prête : texte animé, schéma qui se construit ou interface simplifiée restent compréhensibles sans un mot, là où une interview filmée perd son sens sans le son. Placez l’écran au-dessus des têtes, visible derrière un groupe arrêté au comptoir.

La démo produit, pour le visiteur qui s’arrête

Quand un visiteur entre sur le stand, la démo produit prend le relais de la boucle. Elle montre ce que le produit fait, étape par étape, sans dépendre d’une connexion de halle saturée.

Deux versions servent mieux qu’une : l’une sous-titrée et découpée en chapitres, que le commercial met en pause au comptoir ; l’autre commentée en voix off, pour la salle de réunion et le courriel du soir aux contacts qualifiés.

Une règle ne souffre aucune exception : la démo montre le produit d’aujourd’hui, pas la fonction du prochain trimestre, que prospect et investisseur finiront par essayer.

Salle de réunion vitrée et vide, table ovale en bois sombre avec une carafe d’eau et deux verres

Le pitch investisseur en 90 secondes, à l’ouverture du rendez-vous

Les rendez-vous pris pendant un salon sont courts et s’enchaînent. Un pitch investisseur de 90 secondes en vidéo pose le cadre dès la première minute, laisse le fondateur répondre aux questions plutôt que réciter, puis voyage chez les associés du fonds absents ce jour-là.

Les règles du storytelling d’une vidéo d’entreprise s’y appliquent en version resserrée : une situation que l’investisseur reconnaît, une tension, la façon dont l’entreprise la résout, une fin qui ouvre la discussion. Une répartition fonctionne bien :

  • le problème, vu du client, en quinze secondes environ ;
  • la solution et ce qu’elle change, en une vingtaine de secondes ;
  • le marché et la preuve de traction, en vingt secondes ;
  • le modèle économique, en un quart de minute ;
  • l’équipe et la demande, montant compris si la levée est ouverte, pour finir.

Chaque chiffre cité se retrouve à l’identique dans le deck et dans votre business plan structuré : un écart avec le tableau financier se voit à la première lecture et coûte plus en crédibilité qu’un chiffre modeste mais exact. La voix se tranche dès le script, celle du fondateur ou une voix off professionnelle, et la vidéo ouvre le rendez-vous sans le remplacer.

Pendant les quatre jours, des formats courts pour les réseaux

Le salon se suit aussi à distance. Les formats courts publiés pendant l’événement touchent la communauté, les clients absents et les investisseurs restés au bureau.

Avant juin, préparez les gabarits d’habillage, les sous-titres types et un teaser qui annonce votre présence ; sur place, il ne reste qu’à tourner des extraits brefs, une démo au comptoir ou la prise de parole d’un associé. Le vertical sert Instagram, le carré ou l’horizontal le fil LinkedIn, et tout se sous-titre puisque les fils se parcourent souvent son coupé. Une publication par jour, planifiée d’avance, tient mieux la distance qu’une rafale le premier matin.

Un point de droit, enfin : la fiche « Droit à l’image et respect de la vie privée » de Service-public.gouv.fr, mise à jour le 6 mai 2022, rappelle qu’une personne isolée et reconnaissable doit donner son accord, même dans un lieu public, et que cet accord écrit précise le support, l’objectif et la durée de diffusion. Faites signer une autorisation au visiteur filmé avant de publier.

Bureau en chêne clair devant une baie vitrée au petit matin, tasse de café et carnet bleu nuit, toits parisiens au loin

Après le salon : relances, site et levée de fonds

Le lundi suivant, les cartes de visite dorment dans une enveloppe et les vidéos de salon commencent leur seconde vie. Une relance envoyée dans la semaine, avec la démo ou le pitch en lien, rappelle la conversation mieux qu’un texte seul.

Le site récupère le reste : la boucle muette, déjà pensée pour une lecture sans son, devient une vidéo d’accueil et la démo rejoint la page produit, pourvu que le brief ait prévu une version sans date, car un film estampillé juin 2027 vieillit dès l’automne.

Côté financement, le pitch rejoint le dossier envoyé aux fonds rencontrés, étape d’un parcours que détaille ce panorama des options de financement des PME. Prochaine étape : bloquer dans l’agenda de février la réunion de lancement du brief.

Vidéos de salon : les questions des exposants

Combien de temps doit durer une vidéo de stand qui tourne en boucle ?

Une trentaine de secondes, rarement davantage. Le visiteur d’allée regarde l’écran quelques instants en marchant et peut arriver à n’importe quel moment de la boucle : chaque séquence doit porter seule le nom de l’entreprise et sa promesse. Au-delà, le message se dilue et l’équipe du stand subit la même animation des centaines de fois par jour. Deux boucles courtes alternées valent mieux qu’une version longue.

Faut-il du son et des sous-titres sur un stand ?

Le son sert rarement sur un stand : la halle couvre la bande sonore, et une musique répétée pendant quatre jours épuise les personnes qui tiennent le comptoir. Les sous-titres, ou un texte animé en grands caractères, portent donc tout le message de la boucle. Le son retrouve sa place dans la démo commentée au casque, dans un espace de rendez-vous plus calme et dans le pitch envoyé après la rencontre.

Les vidéos d’un salon se réutilisent-elles après l’événement ?

Oui, à condition de l’avoir prévu dès le brief. La boucle muette devient la vidéo d’accueil du site, la démo rejoint la page produit et les relances, le pitch accompagne le dossier envoyé aux investisseurs. Une version sans date ni mention du salon prolonge la vie de chaque format. Si des visiteurs reconnaissables apparaissent dans les images tournées sur place, leur accord écrit doit couvrir ces nouveaux supports.

À partir de quand lancer la production pour un salon de juin ?

Dès février pour un salon qui ouvre mi-juin. L’animation demande moins de temps que le choix des messages, la collecte des éléments du produit et la validation du brief par les associés. Partir à ce moment laisse la place à deux séries de retours, aux déclinaisons pour les réseaux et à un essai sur l’écran réel du stand, étape souvent sacrifiée quand la livraison arrive la veille du montage.